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Bergeracois vu par la Poitevine et le Petit Barde Breton.

Mis à jour : août 7


Pour obtenir de bons vins comme dans le cas qui nous intéresse il est impératif de constituer un orchestre regroupant des sols, des climats, des cépages sous la direction de chefs de qualité : les vignerons.

Des sols : en bergeracois comme dans tous les vignobles de France c’est le résultat d’une longue histoire. Pour donner une idée sans prétendre à la vérité mathématique. Il faut savoir que l’unité de temps pour mesurer cette période est le million d’années et qu’il ne représente par rapport à ladite période moitié moins que le centimètre par rapport au mètre. En ces temps lointains la France se résumait à trois massifs émergés : l’ardennais, l’armoricain et le central. Tout le reste du territoire était sous des mers plus ou moins profondes selon les endroits et les époques. Ceci explique les sous-sols calcaires qui sous-tendent le bergeracois. Sur la rive gauche de la Dordogne ces calcaires affleurent enrichis de parties argilo-calcaires. Sur la rive droite des accidents géologiques les ont recouverts de graves et des sables.

Des climats : nous sommes sous un climat du sud-ouest. Printemps doux, étés chauds tempérés par la brise atlantique, automnes généreux en brouillards qui favorisent le développement du botrytis cinerea à l’origine de la pourriture noble qui génère les vins de "dessert" moelleux et liquoreux.

Des cépages : clairement nous sommes dans l’ombre de Bordeaux. Les rouges sont issus majoritairement de merlot avec apports de cabernet franc, cabernet sauvignon et une touche de cot. Les blancs majoritairement de sémillon avec un complément de sauvignon et de muscadelle. Ces cépages ont comme un air de famille. C’est heureux les vins de Bergerac étant des vins d’assemblage.

Des vignerons : si des régions viticoles françaises travaillent pratiquement en monoproduit les viticulteurs bergeracois font dans l’éclectisme. Non seulement en vins tranquilles ils produisent blancs, rosés et rouges mais en plus ils nous offrent des moelleux, des liquoreux. Bien entendu tous ne produisent pas tout mais globalement oui.

Des vins : comme toutes les régions celle-ci regroupe plusieurs appellations. Petit survol sans prétention d’icelles. Elles sont au nombre de neuf. Deux sont régionales, sept communales. Les voici :

- Bergerac : appellation régionale couvre la totalité du vignoble. Y sont produit des vins tranquilles blancs, rosés et rouges.

- Côtes de Bergerac : appellation régionale qui couvre la totalité du vignoble. Y sont produits des vins tranquilles rouges qui sont soumis à un cahier des charges plus sévère que les Bergerac et des blancs moelleux et liquoreux. La distinction entre ces deux derniers types de vins se fait par la teneur en sucre au-dessous de 50 grammes au litre ce sont des moelleux au-dessus des liquoreux. Il est clair que pour supporter de tels taux sans être sirupeux le vin doit posséder une solide charpente.

- Côtes de Montravel : appellation communale située sur la rive droite de la Dordogne. Y sont produits des moelleux et des liquoreux.

- Haut Montravel : appellation communale située sur la rive droite de la Dordogne. Y sont produits des moelleux.

- Montravel : appellation communale située sur la rive droite de la Dordogne. Y sont produits des vins tranquilles blancs et rouges qui ne manquent pas de puissance.

- Pécharmant : appellation communale située sur la rive droite de la Dordogne. Y sont produits des rouges de bonne garde qui ne manquent pas de séduction.

- Rosette : appellation communale située sur la rive droite de la Dordogne en limite de la ville de Bergerac. Cette situation peut à terme devenir difficile voire dangereuse pour la survie de ce minuscule vignoble.

- Saussignac : appellation communale située sur la rive gauche de la Dordogne. On y produit des liquoreux riches et généreux.

- Monbazillac : appellation communale située sur la rive gauche de la Dordogne. On y produit des vins liquoreux. Pour nombre de Français un vin de " dessert " s’écrit Monbazillac.

Le bergeracois n’est pas seulement une terre de vin mais aussi celle de personnages illustres connus du monde entier ou peu s’en faut :

- L’un de chair, d’os et d’esprit. Son nom ? Montaigne, Michel Eyquem pour les intimes. Il était de Montaigne mais aurait pu être de Montravel attendu que ses vignes étaient implantées sur des terres relevant de cette juridiction. Il est l'auteur d'Essais qui après quatre siècles n'ont toujours pas été transformés. Fidèle au roi il n’en professait pas moins que : « Aussi haut que soit le trône on est assis sur son cul » et c’est toujours vrai.

- L’autre de fiction. Son nom ? Je ne vous le donne pas vous allez le deviner aisément. Il est né de l’imagination non d’un bergeracois mais d’un marseillais. C’est une sorte de Don Quichotte à la française dont la belle ne se nomme pas Dulcinée mais Roxanne. Il ne se bat pas contre des outres de vin. Vu notre sujet ce serait mal venu. Son profil ferait une merveilleuse enseigne pour un caveau de dégustation.

Ami lecteur voici tracés à grands traits ce que nous savions écrire du bergeracois. C’est très incomplet. A vous d'en combler les lacunes par vos commentaires. Merci d’avance.

La Poitevine assistée du Petit Barde Breton.



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